L'abandon des personnes "très âgées"
L’allongement de l’espérance de vie est-elle une bénédiction qui permet de profiter plus longtemps de la vie et de nos proches, ou bien une malédiction qui prolonge une existence souvent marquée par la souffrance, la maladie, et l’isolement ?
Autrefois, être très âgées était symbole de sagesse et de respect. Aujourd’hui, cette perception a changé dans une société qui valorise la performance, la productivité et une image de dynamisme perpétuel. Les personnes âgées qui ne correspondent pas à l’image idéalisée du « sénior dynamique » se retrouvent souvent aux marges de la société, dans des établissements spécialisés, parfois loin des regards, devenant ainsi invisibles et oubliées.
Cette marginalisation des « très-agées » conduit à une relativisation inquiétante de la valeur de leur vie. La société contemporaine semble parfois considérer ces vies « diminuées » comme moins valables, un sentiment souvent intériorisé par les personnes âgées elles-mêmes, entraînant une perte de confiance en soi, des dépressions, voire un « phénomène de glissement » où elles se laissent partir, cela a été observé pendant la crise du Covid-19. En tant que minorité souvent incapable de défendre ses droits, les personnes âgées font parfois face à une discrimination, paradoxalement à une époque où les revendications de respect et d’égalité sont des préoccupations majeures.
Redefinir l'image des "très âgées"
Le Dr Véronique Lefebvre des Noëttes présente dans cet ouvrage des solutions pour vieillir dans la douceur et la confiance, en nous rappelant la voix et l’amour de la vie de nos aînés. Elle nous fait comprendre que vieillir n'est pas synonyme de marginalisation mais de respect et de célébration de l’expérience et de la sagesse construites au fil des années.