Au sommaire :
- Biographie : Antoine de Saint-Exupéry et la France libre
- Dossier : Hitler, itinéraire d'un monstre
- Focus : l'origine de l'antisémitisme d'Hitler
- Zoom : Hitler et les femmes
- Matériel : cuirassés allemands
- Bataille : la bataille de Koursk, duel de blindés à l'est
Edito :
En 1932, Ernst Niekisch figure de proue des nationaux-bolcheviks publie un violent pamphlet contre Hitler et le nazisme qu’il intitule « Hitler, une fatalité allemande ». Il y dénonce la mystification bourgeoise du nazisme et se fait prophète en prédisant une catastrophe finale. La question que pose le dossier traité ici n’est pas philosophique, la question de la « fatalité » hitlérienne n’est pas véritablement traitable par la science historique et relève davantage de la philosophie. Les façons d’aborder le « phénomène » Hitler sont nombreuses, certains auteurs ont même tenté de réfléchir à Hitler et ses conséquences en termes d’uchronie : « Et si Hitler avait été reçu aux Beaux-Arts de Vienne ? ». Il n’était pas non plus possible de développer le dossier « Hitler » de façon exhaustive, l’approche choisie se resserre sur plusieurs axes ; l’origine de son antisémitisme, la notion d’espace vital revue par le national-socialisme, l’entourage, courroie de transmission et d’exécution sans qui le nazisme serait sans doute resté un courant völkisch comme les autres et enfin l’agonie du bunker.
Quand la guerre éclate en Europe, Saint-Exupéry rejoint, en tant que capitaine, la base de Toulouse-Montaudran. En dépit de l’avis des médecins, qui le jugent inapte au combat à cause de son âge et de ses blessures, et malgré l’activisme de ses amis, qui se démènent pour qu’il soit versé au service de l’information, il insiste pour être affecté dans une unité opérationnelle. Le 31 juillet 1944, il décolle du terrain de Bastia pour son dixième vol qui doit le mener au-dessus de Grenoble et d’Annecy. Il ne regagnera jamais sa base et le mystère de sa disparition reste entier malgré la découverte d’une épave de P-38 en méditerranée il y a quelques années.
Durant la Guerre, l’Allemagne ne possède qu’une poignée de gros bâtiments de guerre, pas de porte-avions, et un nombre insuffisant de destroyers. Les nouveaux cuirassés allemands sont modernes, rapides et lourdement armés pour leur taille, mais les confrontations avec la Royal Navy tourneront systématiquement en faveur de cette dernière...
La Bataille de Koursk est entrée dans l’Histoire comme étant l’une des batailles de blindés les plus importantes à ce jour. Elle oppose les forces blindées du IIIe Reich aux blindés soviétiques. Du 5 juillet au 23 août 1943, les
deux « titans » s’affrontent dans un saillant de 23 000 km2 situé au sud-ouest de l’URSS à la frontière ukrainienne. Si la propagande soviétique a enjolivé cette victoire, les services du Dr. Goebbels ont profondément temporisé l’impact de cette défaite allemande, tant et si bien que c’est l’ouverture récente d’archives qui a permis aux historiens de se réapproprier ce titanesque affrontement
qui allait entrer dans la légende de la Seconde Guerre mondiale…
Bonne lecture,
La rédaction.