Quand les femmes prennent les attributs masculins du pouvoir
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ACTUALITÉS DE LA RECHERCHE
- La tombe du grand scribe d’Amon Neferhotep ouverte au public
- Une nouvelle étude suggère que Nout, la déesse du ciel, serait la personnification de la Voie lactée
CULTURE
- Carrières de Lumière
- L’égypte des Pharaons : De Khéops À Ramsès II
- L’olympisme : Une invention moderne, un héritage antique
- Dialogues d’antiquités orientales : The Met au Louvre
- À lire, à découvrir
- Sharm el-Sheik : Perle du Golfe d’Aqaba
DOSSIER : TROIS REINES DE MYSTÈRE : Quand les femmes prennent les attributs masculins du pouvoir
- 5 Divinités du Panthéon Égyptien
- Comprendre un symbole : La croix Ânkh
- Le Livre des Morts : Guide vers l’au-delà
- Edfou : Le temple d’Horus
CIVILISATIONS MÉDITERRANÉENNES
- Les femmes impériales romaines dans l’élaboration du portrait des empereurs tyranniques
- La révolte des Maccabées Première guerre de religion
EDITO
Des premiers temps de la période dynastique jusqu’aux dernières lueurs de l’Égypte pharaonique, les reines, « épouse du roi », « mère du roi », « fille du roi », ont joué un rôle de premier plan, mais quasiment toujours aux côtés de leur époux. Néanmoins, à au moins quatre reprises, une femme a porté les attributs de la royauté au même titre qu’un souverain masculin. La plus connue de ces « pharaonnes » est Hatchepsout, dont le règne a été paisible, prospère et a été suivi par ceux d’autres grands pharaons de la XVIIIe dynastie. Mais trois autres femmes sont montées sur le trône dans des contextes troubles, une crise de succession s’ajoutant à d’autres difficultés politiques. Elles ont pour nom Néferousobek, dernier souverain de la XIIe dynastie, Mérytaton, fille d’Akhenaton et de Néfertiti, dont le court règne, entre celui de son père et de son demi-frère Toutânkhamon est des plus obscurs et Taousert, qui termine la XIXe dynastie dans une guerre civile, renversée par un militaire qui va fonder la suivante. Mal connus car très peu documentés, nous tentons dans ce numéro de faire un peu de lumière sur les règnes de ces trois reines qui ont été pharaons. Le Livre des morts, dont le véritable titre à l’époque était Livre pour sortir au jour, est le recueil de textes funéraires le plus connu de l’Égypte antique. « Sortir au jour », c’était renaître, à l’image que les anciens Égyptiens avaient de la mort : une seconde naissance, grâce au corps préservé par la momification. Le plus souvent rédigés sur papyrus, ces textes funéraires sont des formules, très souvent accompagnées d’illustrations, permettant au défunt d’affronter toute une série d’épreuves jusqu’à l’étape ultime : le tribunal d’Osiris. Face au dieu de l’au-delà, il doit déclarer qu’il n’a rien fait de mal. La pesée de son cœur dira s’il dit vrai ou non… Parmi les somptueux temples érigés à l’initiative des Ptolémées en terre d’Égypte, celui du dieu faucon Horus, à Edfou, est le plus imposant. Sa construction est complémentaire de celle du temple de Dendara, voué à Hathor, l’épouse du dieu. Recouvert par les sables, il fut dégagé en 1860 par Auguste Mariette et accueille aujourd’hui de nombreux visiteurs. Bonne Lecture, La rédaction