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Les Mystères du Moyen Age numéro 32 - Austrasie, le royaume mérovingien oublié

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L'Austrasie, comme son nom l'indique, fut le royaume des Francs orientaux, par opposition avec la Neustrie, royaume des Francs occidentaux.

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Référence 9309-HIB 32
Éditeur Diverti Editions
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Formé à partir de l'ancien territoire des Francs Ripuaires, ce royaume franc peut être considéré comme le berceau de la dynastie carolingienne. Il est créé de fait en 511, à la mort de Clovis, lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. D'abord désigné comme Royaume de Reims, puis comme Royaume de Metz, du nom de ses capitales, le royaume est désigné pour la première fois Austrasie par Grégoire de Tours, sous le règne de Childebert II, fils unique de Sigebert Ier et Brunehilde. Le royaume est dirigé par Théodoric (c.492 - 534), puis par son fils Théodebert Ier et son petit-fils Théodebald. L'ancien royaume de Clovis, augmenté du Royaume de Bourgogne, est réunifié par Clotaire Ier, vers 555, puis de nouveau partagé entre ses fils à sa mort. L'Austrasie échoit alors en 561 à Sigebert Ier et à la reine Brunehilde. Souhaitant se rapprocher de ses immenses possessions rhénanes, Sigebert s'installe à Metz et y épouse Brunehilde en 566. Le mariage de Brunehilde est évoqué dans le livre de Grégoire de Tours et dans un poème de Venance Fortunat. La princesse est alors présentée sous un jour favorable. Un long conflit dynastique oppose dès lors Sigebert à son frère Chilpéric Ier, souverain de Neustrie. Ce conflit ne se termine qu'en 613, avec l'exécution de Brunehilde et de leurs petitsenfants, par Clotaire II, fils de Chilpéric. Clotaire II règne alors sur l'ensemble du  royaume franc, et, dès 623, confie le royaume d'Austrasie à son fils Dagobert Ier de 622 à 632. Dagobert Ier fixe la Loi ripuaire, ou Lex Ripuaria, inspirée par la Loi salique, et l'applique à l'ensemble du territoire austrasien. En 629, il succède ensuite à son père, comme roi des Francs. La famille aristocratique des Pépinides prend alors une importance  croissante, en gouvernant à travers la fonction de maire du palais et en fondant de nombreux monastères, pour christianiser le royaume et asseoir son pouvoir. Après le procès de Cannstatt, en 746, l'Austrasie absorbe le royaume alaman, comprenant la majeure partie de l'Alsace, de la Suisse alémanique, du Bade-Wurtemberg en Allemagne et du Vorarlberg en Autriche. Les Pépinides fondent ainsi la  dynastie carolingienne : l’Austrasie disparaît finalement en 751 avec le dernier roi mérovingien, pour être intégrée dans le grand royaume franc, réuni par Pépin le Bref et Charlemagne.

Sommaire

P.6 CHAPELLES ET ÉGLISES ROMANES DU ROUERGUE. D’ÉTONNANTS LIVRES DE PIERRE Pascal Cazottes, auteur et historien. Dans l’ancienne province du Rouergue, correspondant peu ou prou à l’actuel département de l’Aveyron, nous avons la joie de découvrir, outre des paysages dont la beauté coupe facilement le souffle, des édifices religieux, églises et chapelles, dignes représentants de cet art roman qui s’est répandu jusqu’au plus profond de nos campagnes. Quelques uns de ces monuments d’exception ont retenu plus particulièrement notre attention – cinq au total – et il n’est que justice qu’ils soient connus du plus grand nombre. Aussi, que le lecteur nous permette d’endosser l’étoffe d’un cicérone pour l’entraîner, à notre suite, dans une visite inoubliable de ce patrimoine rouergat intemporel…

P.50 LES TEMPS MÉROVINGIENS - MUSÉE DE CLUNY  Entre influence romaine et mise en place de formes inédites de pouvoir, le début du Moyen Âge est marqué par le développement de formes d’expression originales souvent méconnues. L’exposition Les Temps mérovingiens, qui se tient au musée de Cluny du 26 octobre 2016 au 13 février 2017, offre un large panorama de l’activité artistique et intellectuelle de cette période de trois siècles, entre la  bataille des Champs catalauniques en 451 et la fin du règne des « rois fainéants » en 751. Plus de cent cinquante oeuvres, sculptures, manuscrits enluminés, pièces d’orfèvrerie, monnaies, textiles ou encore documents d’archives sont réunies grâce à un partenariat scientifique avec la Bibliothèque nationale de France. Plusieurs chefs d’oeuvre du Cabinet des Médailles sont ainsi exposés, parmi lesquels les vestiges du trésor de Childéric, le trésor de Gourdon ou le fameux trône dit de Dagobert.

P.60 LES ROYAUMES FRANCS Bruno Dumézil, historien français, spécialiste du haut Moyen Âge. Sur les vignettes ornant les manuels scolaires, on trouvait encore il y a peu l’image d’un souverain avachi sur une couche tirée par un char à boeufs. La légende indiquait qu’il s’agissait là du roi mérovingien, le représentant d’une dynastie de fainéants appelée à être bientôt remplacée par une famille plus dynamique, celle des Carolingiens. Depuis le XIXe siècle, l’histoire de France n’est guère tendre avec la première dynastie royale : entre les reines meurtrières et les rois mal culottés, on peine à y trouver une figure présentable.

P.68 EN COUVERTURE : AUSTRASIE, LE ROYAUME MÉROVINGIEN OUBLIÉ Pa Bérangère Bienfait, auteure et journaliste.  près la mort de Clovis en 511, le royaume franc ne fut pas immédiatement partagé mais chacun de ses quatre fils en administra une partie, sans aucune coopération, au service d'un idéal commun. Leurs violences réciproques et leur opportunisme réussirent parfois, et pour de brèves périodes, à réunifier tous les territoires de la famille dans les mains de l'un d'entre eux, mais le plus important développement politique de cette période fut l'émergence des royaumes distincts d'Austrasie – les anciennes terres franques – et de Neustrie, les régions conquises par Clovis lui-même qui avait fait de Paris sa capitale.

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