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Verdun 1916 - Hors série n°8 de la Marche de l'Histoire

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Avec ce numéro consacré aux combats de Verdun, il s’agit de retrouver la chronologie et le contexte des événements, de rendre à chacun ses responsabilités, de rendre hommage à l’extraordinaire ténacité des combattants.

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LES BELLIGÉRANTS À L’HIVER 1915
À l’hiver 1915-1916, après un an de guerre de position, la situation des deux alliances en lutte se présente de façon fort différente.

POURQUOI VERDUN ?
Dans ses Souvenirs de guerre, von Falkenhayn affirme avoir voulu, à Verdun, « saigner à blanc » l’armée française en aspirant progressivement toutes ses réserves vers la défense de la ville.

LES FORCES EN PRÉSENCE
Les deux armées se sont considérablement renforcées depuis août 1914. En Allemagne, le nombre de divisions est passé de 92 à 161, les compagnies de mitrailleuses de 360 à 950, les batteries d’artillerie lourde de 385 à 1085.

LE RÉSEAU DES FORTS
À la suite de la défaite de 1871 et du retrait des troupes d’occupation allemande cinq ans plus tard, la France se dote, à l’initiative du général Séré de Rivières, d’un puissant réseau défensif sur sa frontière de l’Est, que l’on surnommera « la barrière de fer ».

DES PRÉPARATIFS DANS L’URGENCE
Au cours du mois de janvier 1916, un nombre croissant de renseignements de sources diverses (population locale, observations aériennes, postes d’écoute, interrogatoires de prisonniers, déserteurs, etc.) permet peu-à-peu de lever le doute sur l’objectif de la prochaine attaque allemande.

LE 21 FÉVRIER 1916
Au matin du 21 février, le chef d’état-major du Groupe d’armées du Centre note : « L’aurore et la matinée sont une véritable splendeur. Il a gelé et le temps est d’une pureté merveilleuse. En allant à l’état-major, je pense que cette beauté va faciliter et activer la boucherie. »

FÉVRIER-JUILLET 1916 : L’INITIATIVE APPARTIENT AUX ALLEMANDS
Durant une longue première période qui s’étend de la fin du mois de février au milieu du mois de juillet, l’armée impériale allemande conserve indiscutablement l’initiative. Mais il faut immédiatement souligner qu’après l’échec de ses premières tentatives sur la rive gauche en mars, la situation ne présente plus le même caractère d’urgence dramatique pour les Français. La ville a été sauvée par une muraille de poitrines, par les poilus qui se sont sacrifiés sur place.

LA CARTE DES OPÉRATIONS
FOCUS L’AVIATION
FOCUS LA VOIE SACRÉE

JUILLET-DÉCEMBRE 1916 : LES FRANÇAIS REPRENNENT L’ASCENDANT
Sous l’effet des offensives alliées sur le front de l’Isonzo (marginalement), de Galicie à l’Est et surtout de la Somme, l’armée impériale est rapidement contrainte à l’été de desserrer son étreinte autour de la cité meusienne. Comme Joffre l’avait prévu, l’interaction entre les fronts joue à plein et le commandant en chef français entend bien tirer le parti maximum de cette situation favorable.

LA BATAILLE N’EST PAS TERMINÉE : LES COMBATS DE 1917
Les premières conséquences des succès d’octobre et de novembre 1916 sont, à l’égard des États neutres une notoriété accrue pour l’armée française, dont les qualités sont régulièrement vantées, et dans l’hexagone l’extraordinaire réputation acquise en quelques semaines par le général Nivelle.

FOCUS LES TROUPES COLONIALES

MÉMOIRE ET SYMBOLE DE VERDUN
Très vite, pendant la bataille elle-même, Verdun devient le symbole de la résistance française à l’injuste attaque allemande, dans l’hexagone comme à l’étranger.

FOCUS LE CHAMP DE BATAILLE DE NOS JOURS

UNIFORMES
Le fantassin français
Le tireur d’élite français
Le fantassin allemand
Le mitrailleur allemand
Le mitrailleur français

LA SOMME, TOMBEAU DE L’ARMÉE BRITANNIQUE
Les grandes offensives de la Première Guerre mondiale ne peuvent pas se comprendre si l’on ne prend pas en compte les conséquences des interactions entre les fronts et entre les différents secteurs d’un même front. Les deux batailles de Verdun et de la Somme sont à cet égard tout à fait caractéristiques.


EDITO : VERDUN, BATAILLE DE TOUS LES SUPERLATIFS
L’écho ininterrompu de la bataille de Verdun dans la mémoire collective française depuis 1916 ne cesse de surprendre. Durant la guerre, elle symbolise la capacité de résistance du pays et justifie tous les sacrifices. Pendant l’entre-deux-guerres, elle s’inscrit définitivement comme emblématique des souffrances du poilu. Après 1945, si l’image de la Première Guerre mondiale a globalement tendance à pâtir de la proximité des évènements de la Seconde, le cas particulier de Verdun reste atypique puisque les anniversaires sont toujours célébrés avec ampleur et que l’aménagement des sites se poursuit. À la fin de l’année 1952, les grands quotidiens ne trouvent pas de meilleure comparaison pour présenter la première base aéroterrestre d’Extrême-Orient : Na San devient « le Verdun de l’Indochine ». La réconciliation franco-allemande, officiellement scellée par le président de Gaulle et le chancelier Adenauer, puis confirmée par leurs successeurs, s’appuie sur la bataille elle-même à partir des souffrances individuelles des combattants des deux camps. La mémoire s’y ressource d’ailleurs à bon compte et chacun reprend les mêmes images (souvent de plus en plus déformées) et répète les mêmes idées reçues (qui n’en deviennent pas pour autant des vérités).
Avec ce numéro consacré aux combats de Verdun, il s’agit de retrouver la chronologie et le contexte des événements, de rendre à chacun ses responsabilités, mais aussi grâce à de très nombreuses citations de restituer autant que possible la diversité et l’intensité des situations, du chef du gouvernement au simple poilu, de rendre hommage à l’extraordinaire ténacité des combattants. Victoire défensive dans la durée, Verdun ne peut se comprendre que par la ferme détermination de l’immense majorité des soldats et des chefs militaires aux armées, des dirigeants politique et des familles à l’arrière.
À ce titre au moins, une période rare dans l’histoire.
Rémy Porte

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