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Histoire du Second Conflit Mondial n°32 - La Waffen-SS, histoire d'une armée au service d'un régime criminel

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Un dossier spécial sur la Waffen-SS, tout savoir sur la bataille de Tobrouk, les mythes de la seconde Guerre Mondiale, le navire Bismarck, l'agression de la Pologne…
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LES ACTUS "EN BREF"
La réédition controversée de Mein Kampf en France et en Allemagne

INTERVIEW
Olivier Wieviorka et Jean Lopez : quand les mythes de la guerre volent en éclats...

DOSSIER
La Waffen SS : de la garde personnelle d’Hitler à l’armée de masse

MATÉRIEL
Le Bismarck fer de lance de la Kriegsmarine

BATAILLE
L’épopée de l’Afrikakorps Rommel grave sa légende dans les sables africains

FOCUS
L’agression de la Pologne

EDITO
La naissance de la SS est avant tout un choix politique. En s’entourant d’une garde prétorienne dévouée à sa personne et répondant à des critères physiques exigeants, Hitler et ses acolytes mettaient ainsi en place la seconde partie des théories énoncées dans Mein Kampf, celles de la domination de l’Europe par une race germanique supérieure…
Le passage d’une petite troupe de gardes du corps mal structurée – la Stosstrupp Hitler – à la Schutzstaffel (SS), montre la volonté du Führer d’imposer une nouvelle élite basée sur le physique et la race et non plus uniquement sur l’engagement idéologique. Cette garde prétorienne, très minoritaire à ses débuts, correspond à une césure politique entre une SA jugée trop turbulente et plébéienne et la direction du parti nazi qui réalise, après l’échec du putsch de la Brasserie, que la conquête du pouvoir ne se fera pas par la force, mais par… les urnes et que le soutien de la bourgeoisie et du capital, honnie par les SA, est déterminant.
La Leibstandarte Adolf Hitler est en quelque sorte la division SS historique, puisqu’elle fut fondée afin de servir de garde rapprochée à Hitler ; toutefois, les impératifs de la guerre liés aux saignées humaines la verront engagée sur le front aux côtés de la Wehrmacht et des autres divisions de Waffen SS. L’épreuve du front fut aussi imposée à la SS Totenkopf, dont le but initial était la garde des camps d’internement du Reich. En dépit d’état de service courageux, les SS de la Leibstandarte et ceux de la Totenkopf participèrent également à de multiples exactions de sinistre mémoire, à l’instar du massacre d’Oradour sur Glane perpétrées par des soldats de la division Das Reich...
Durant la campagne de France, les pertes de la SS – principalement de la Totenkopf – furent importantes ; le fanatisme de ses chefs en est certainement la cause. Toutefois, la victoire nazie de la Campagne de France n’est pas directement liée à l’efficacité des troupes SS encore mal commandées, mais plutôt à une foule d'erreurs stratégiques et politiques de l’État-major français…
Utilisés au fil du conflit comme « pompiers de service », les effectifs des troupes SS vont gonfler pour finir par ressembler à une armée de conscription, bien loin de l’idéal racial aryen prêché par le Reichsführer Himmler.
La SS, davantage qu’une troupe militaire correspond à une véritable mystique du pouvoir, dévouée jusqu’à la mort au Führer du Reich et à ses chefs, elle sera le bras armé du premier régime politique au monde à avoir organisé l’anéantissement de l’humanité à l’échelle industrielle… Un véritable avertissement pour l’histoire selon la formule consacrée par l’historien allemand Guido Knopp...

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