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Sexe et violence dans l'Antiquité - 5000 ans d'Histoire Mystérieuse numéro 36

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Subure ou Suburre (Subūra en latin) est  situé au nord du Forum entre le Viminal et l’Esquilin : l’un des quartiers chauds de Rome, avec Vélabre et le Trastevere, certainement le plus connu de Rome, sa renommée provenant pour une très large part de sa mauvaise réputation due à l’amour vénal qui s’y pratiquait et qui, un temps, attira les poètes élégiaques. 

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Référence 9823-HI4 36
Éditeur Diverti Editions
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C’était ni plus ni moins, le quartier le plus mal famé de Rome. Le promeneur nocturne y risquait sa vie, le pauvre et les esclaves y trouvaient à bas prix toutes les joies et les réconforts qu’ils cherchaient car c’est là qu’on trouvait le plus grand nombre de prostituées, de brigands et d’esclaves en fuite. Les prostituées de bas étage qui y officiaient, vendaient leurs charmes douteux ou défraîchis aux pauvres ou aux riches qui voulaient s’encanailler. Les bordels y ouvraient à l’heure légale, c’est-à-dire à la neuvième heure. Les adolescents en recherche de plaisirs y affluaient, car les prostituées y étaient moins chères et plus accessibles. De nombreuses submemmium de dernière catégorie y étaient disponibles : il s’agissait de petites cellules sans fenêtres qui se fermaient à l’aide d’un rideau et où, selon le poète Martial, des filles et des garçons nus attendaient, dans la puanteur et la crasse, des clients éventuels moyennant seulement deux as. Dans les cauponae (débits de boisson) et les popinae (tavernes de mauvaise réputation), on pouvait à la fois se restaurer, se divertir à des tables de jeu et louer des chambres pour se livrer à des ébats avec des prostituées. À Subure, il n’était pas rare de voir des criminels louer des prostituées à bas prix ou même des femmes et des filles qui exhibaient leur corps dans le seul but de survivre. Comme à Vélabre, au sud du Forum, il était impossible d’éviter ce marché du sexe florissant. Lors des Jeux, les filles de joie n’hésitaient pas à y tenter les Romains aisés ainsi que les vainqueurs présents, qui devaient nécessairement, pour se rendre au Forum, traverser ses rues sinueuses, étroites et mal famées. C’est dans ce quartier de Subure que, si l’on en croit la description qu’en donne Th. – F. Debray dans son Histoire de la prostitution et de la débauche chez tous les peuples du globe, depuis l’antiquité la plus reculée jusqu’à nos jours, publiée à Paris en 1879, l’impératrice Messaline venait assouvir son envie de jouir du plaisir des sens : « À Rome les lupanars étaient réunis dans le quartier populeux de Suburre, et c’est dans une de ces maisons, dans une cellule sur la porte de laquelle était inscrit le nom Lycisca, que la femme de l’imbécile empereur Claude allait s’offrir à la lubricité publique, trouvant fades les embrassements de ses amants ordinaires, bien qu’ils ne fussent pas souvent choisis avec une grande délicatesse. Aussi sanguinaire qu’elle était débauchée, c’est surtout sous cet ignoble caractère de courtisane de bas étage que Messaline est restée célèbre, grâce aux traits dont Juvénal l’a si justement accablée. Combien pourtant sont tombés sous le poignard d’un vil esclave à ses ordres, les uns pour avoir repoussé ses avances, les autres pour y avoir trop répondu ! Elle s’échappait du Palatin, à la faveur des ténèbres, une perruque blonde dissimulant ses cheveux noirs, les seins retenus par une résille d’or et suivie d’une esclave, sa complice, épiant les passants dans les rues conduisant aux bas quartiers de Rome. Elle arrivait enfin au quartier de Suburre, franchissait la porte d’un lupanar fréquenté par la lie de la populace et s’enfermait frémissante dans la cellule de la prétendue Lycisca.»

Sommaire

ACTUALITÉS

P.6 LA PIERRE QUI BÂTIT MASSALIA

P.17 UNE FIGURINE DU « CHIEN QUI LÈCHE » TROUVÉE DANS UN TRÉSOR ROMAIN

P.20 UN TRÉSOR INHABITUEL DATANT DE L’ÂGE DE BRONZE DÉCOUVERT EN CUMBRIE

P.27 LE MET MUSEUM ACQUIERT UN SPLENDIDE CERCUEIL ÉGYPTIEN DORÉ

P.34 EN COUVERTURE

LES BAS-FONDS DE L’ANTIQUITÉ 

P.66 DÉCOUVERTES MYSTÉRIEUSES EN AMÉRIQUE DU SUD

 

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